Manon est en pleine rédaction de son mémoire. Elle se demande : « J’ai trouvé un texte intéressant dans une autre langue que le français. Si je le traduis, dois-je mentionner la source ? »

La recherche d’informations devient internationale

Depuis l’arrivée d’Internet, le partage de la connaissance est plus facile et les traducteurs automatiques facilitent grandement son accès. Certaines langues sont plus riches que d’autres en termes de contenus web. L’anglais est la langue la plus répandue sur la toile et elle comptabilise plus de la moitié des données internet. Le français ne propose que 4 % du contenu web.

plus de contenus en anglais

Source :« Quelles langues parle Internet ? » du site fr.statista.com

On comprend donc que c’est un bon choix stratégique que d’explorer ces possibilités pour avoir une vue d’ensemble du sujet que vous souhaitez aborder.

Liberté dans la traduction ?

L’information est toute trouvée, reste à la traduire. La traduction peut s’éloigner légèrement du texte original pour améliorer la compréhension. Si vous n’êtes pas bilingue, vous pouvez utiliser la traduction automatique via des sites en libre accès comme Google translate ou Deepl Translator. La traduction mot à mot n’est pas toujours exacte. Si vous avez un doute, vous pouvez citer la phrase dans sa langue originelle avec des guillemets + l’auteur et en expliquer le sens. Vous pouvez également transmettre l’information trouvée dans vos propres mots, sans citer le texte mais en mentionnant l’auteur.

Pourquoi citer ses sources ?

Plus loin dans la réflexion > Quand le lecteur s’intéresse à un sujet, il veut approfondir ses connaissances. Le correcteur de votre travail doit avoir la possibilité de le faire avec les sources citées et votre bibliographie bien construite.

Informations réelles et concrètes > D’où est sortie cette information ? D’un chapeau de magicien ? De votre copine ? Ou d’un article spécifique ? La source permet d’authentifier les recherches et donne une dimension réelle et concrète. Vous êtes plus crédible aux yeux du lecteur.

Position d’expert > Vous n’avez pas créé tous les contenus de votre travail, c’est un fait. Cependant, vous avez fait des recherches qui vous ont conduit à connaître votre sujet. Ce sont ces recherches qui font de vous un expert pour votre problématique.

Conscience tranquille > Rendre un travail qui vous a demandé beaucoup de temps et d’investissement est toujours un peu stressant. Épargnez-vous-en plus le stress de savoir si votre correcteur va se rendre compte que certaines parties ont été plagiées. Citez vos sources, construisez une bibliographie efficace et vérifiez votre travail avec Studium, le logiciel de détection du plagiat et d’aide à la rédaction. Vous aurez l’esprit libre.

Questions pointues lors de l’oral ou de la restitution > Quand vient le temps de la soutenance orale de votre mémoire, thèse ou devoir, les enseignants vous poseront des questions ciblées. Si vous maîtrisez votre sujet, ce ne sera qu’une formalité. Mais si vous vous êtes approprié une idée, c’est à ce moment là que les enseignants vont vous démasquer (s’ils ne l’ont pas fait avant). Ils vont vous demander des explications pour s’assurer de la compréhension totale de ce que vous avez décrit dans votre mémoire.

Hommage à l’auteur initial > Que ce soit dans sa langue ou non, l’auteur initial a fait un effort de réflexion et de rédaction et il est juste et honnête de le mentionner pour lui rendre hommage. Le droit protège les auteurs.

Selon l‘article L122-4 du code de la propriété intellectuelle : « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Pour répondre à Manon, traduire sans mentionner son créateur est considéré comme du plagiat et porte le nom de plagiat translingue.

Image d’entête de l’Université de Lyon, dans son article « LUTTE CONTRE LE PLAGIAT À L’UNIVERSITÉ DE LYON », universite-lyon.fr/plagiat