Une prévention du plagiat active et nécessaire

Toute l’équipe Compilatio remercie Monsieur Johner, Conseiller en information documentaire au Département de l’instruction publique, de la culture et du sport (DIP) de Genève, pour son témoignage au sujet de notre solution de prévention du plagiat pour enseignants Magister.

« L’école genevoise a été confrontée voilà bientôt 15 ans à une procédure judiciaire contestant une sanction pour un cas de plagiat. Le Département de l’instruction publique, de la culture et du sport a alors demandé à un directeur de Collège un rapport sur ce thème, outre des préconisations de type réglementaire, la nécessité d’un contrat élève/école, l’accent a été mis sur la mise en place d’une réelle politique de prévention.

En 2007 le Service écoles-médias (SEM) a prospecté le marché pour choisir un logiciel de détection de similitudes afin de compléter le dispositif et c’est le début de notre collaboration constructive avec Compilatio.

La particularité genevoise réside dans le fait que ce sont les 24 établissements scolaires du postobligatoire qui sont concernées soit toutes les classes de maturité (équivalent au baccalauréat), de diplôme de culture générale ou d’apprentissage pour l’obtention du certificat fédéral de capacité (CFC). Dans toutes ces filières les étudiants – âgés entre 16 et 19 ans – doivent rendre un travail personnel (entre 20 et 40 pages) qui est partie prenante de l’évaluation certificative.

Si la totalité des 4600 travaux rendus par les étudiants chaque année sont soumis à Compilatio, les modalités pratiques dépendent des écoles, dans certains cas ce sont les élèves qui déposent leur mémoire, dans d’autres les enseignants. Ces derniers assurent le contrôle du taux de similitude directement pour un tiers, le contrôle se fait par le responsable de filière pour un autre tiers et enfin un tiers des vérifications se font au niveau de la direction de l’école. Si l’obligation de contrôler tous les travaux des étudiants est de mise à Genève, la manière de faire et de sanctionner ou de remédier est de la responsabilité des établissements scolaires.

Le Service écoles-médias (SEM) qui met cette prestation à leur disposition a délégué son conseiller en information documentaire pour répondre à toute question à ce sujet, aider les enseignants dans leur démarche de prévention et assurer l’administration du service. En moyenne ce dernier doit répondre à un questionnement par semaine et un bons tiers concerne plutôt l’interpénétration des résultats pour être sûr de sanctionner correctement.

Les comptes utilisateurs étaient créés à la demande mais depuis l’automne 2015 tous les enseignants peuvent se connecter directement suite à la connexion à notre annuaire. En plus d’avoir éliminé toutes les tâches d’administration cela permet à TOUS les enseignants de bénéficier de ce service. Il peuvent donc soummettre d’autres travaux rendus par les élèves qu’ils désirent vérifier. A la lecture des statistiques cela représente une augmentation de 40 % des usages pour cette première année.

Selon une enquête de satisfaction en 2013 la très grande majorité de nos utilisateurs sont très satisfaits et rares sont ceux qui désirent une formation complémentaire. Pour le responsable d’instance, la prestation est de qualité et correspond aux attentes de nos écoles, seul un indicateur basé sur les statistiques du taux de similitude repérés dans les différents travaux nous serait utile. «