Comment faire valoir ses droits d’auteurs lors de la rédaction d’une thèse portant sur un travail à caractère collaboratif?

La récente affaire de l’Université Toulouse III Paul Sabatier, incriminant un directeur de thèse et sa femme, chercheuse, plagiant mot-pour-mot le tiers du travail d’un collègue de laboratoire, n’est malheureusement pas un cas unique dans le monde académique.

Alors, quelle est l’attitude à adopter lorsque l’on est victime de plagiat ?

Lire le Communiqué de presse-Toulouse Janvier 2014

Voici ce que préconise Mme Michelle Bergadaa, professeur à l’université de Genève et spécialiste du plagiat, dans son « Vade Mecum du plagié »2 :

  • Agir en toute discrétion : ne rien divulguer à quiconque avant d’être certain de son droit;

  • Etablir la preuve du plagiat grâce à un logiciel anti-plagiat (nb: l’université de Genève utilise le service de détection de similitudes Compilatio.net) ;

  • S’entourer d’appuis solides à l’intérieur et hors cercle professionnel ;

  • Savoir auprès de qui déposer plainte ;

  • Bien étayer sa plainte : expliquer le contexte sans émotions, fournir les documents de comparaison issus du logiciel anti-plagiat, formuler des demandes précises de correction ;

  • Porter ou non l’affaire en justice si aucune satisfaction trouvées à l’amiable.

>>>Voir l’article complet « Le vade mecum du plagié » ici

Pour tous ces cas de plagiat toujours difficiles à arbitrer, il est donc fortement conseillé d’utiliser un logiciel anti-plagiat à posteriori pour apporter une aide à la preuve et des pistes de discussions.

Mais quelles sont les solutions pour éviter d’en arriver là ?

Pour éviter tout type de problèmes liés à l’éthique et au plagiat, il est indispensable de travailler en amont auprès des étudiants.

C’est aujourd’hui le cas de Toulouse Capitole. L’université s’est équipée du logiciel de détection de similitudes Compilatio.net et mène une campagne active de prévention du plagiat impliquant autant l’équipe enseignante que les élèves:

  • les professeurs corrigent désormais les copies en toute connaissance de cause,

  • les étudiants évaluent eux-mêmes le taux de plagiat dans leurs travaux.

Et Corinne Mascala, professeur de droit et membre de la commission de discipline, d’ajouter :

« Cela permettra à l’étudiant (…) d’effectuer les corrections nécessaires avant qu’il obtienne l’autorisation de soutenir sa thèse ou déposer son mémoire »3.

>>> Voir la video du reportage ici

Dès la rentrée, chaque thèse devra être analysée par Compilatio.net. Et dans un avenir proche, les mémoires devront également passer le test anti-plagiat.