Communiqué de presse rentrée scolaire 2015 : des étudiants cherchent à déjouer les logiciels anti-plagiat

Les établissements scolaires le savent bien : en matière de prévention de la et du , un cadrage s’impose dès les premiers jours de classe. Pourtant, en avril dernier plusieurs établissements Suisse abonnés , ont eu des sérieux doutes sur les documents qui n’avaient obtenus qu’un très faible taux de plagiat.  a mené l’enquête et a trouvé la solution à ces tentatives malhonnêtes.

Voir communiqué de presse du 31/08/2015

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Reprendre les bonnes habitudes de la rentrée…

Devant l’«explosion de plagiat » de +104,35%, entre 2013 et 2014 constatée par la Maison des Examens*, les établissements radicalisent leurs méthodes : règlement intérieur affiché, sanctions clairement établies, logiciels anti-plagiat et charte étudiante signée. Les élèves sont censés connaitre les limites.

Les premières corrections de l’année…

Lors de la vérification des copies par le anti-plagiat, le professeur s’attarde en général sur les documents ayant obtenu un taux de similitudes critique ( de 10 à 24% : pastille jaune et plus de 25% : pastille rouge). Dans la plupart des cas, l’oeil aguerri du professeur suffit ensuite à déceler les incohérences d’un texte et confirmer les résultats trouvés par le . Pourtant, en avril dernier, plusieurs établissements Suisse abonnés .net, et convaincus du plagiat de certains documents, n’ont obtenu qu’un taux de similitudes très faible avec le .

Des logiciels anti-plagiat infaillibles ?

Face à ce dilemme, Compilatio.net a mené l’enquête et a enfin mis à jour la tentative de suivante : des étudiants malintentionnés remplacent les espaces entre chaque mot par un caractère teinté en blanc, si bien que le logiciel ne détecte qu’un seul grand mot dans tout le document. D’autres insèrent un espace invisible à l’oeil nu au milieu du mot.

Le Reportage Envoyé Spécial du 30/04/2015, montre clairement la supercherie : «aprés quelques petites manipulations et 5 minutes de changement, on a un document original, du moins aux yeux des logiciels anti-plagiat» raconte l’un des malfaiteurs (à 11‘20s). Et la journaliste d’ajouter : «cet est allé jusqu’à bac+5 en copiant-collant» ! 

Un nouveau module d’analyse de texte

Pour répondre à ces tentatives malhonnêtes et extrêmement sérieuses, Compilatio.net réagit et met en place durant l’été 2015 son nouveau «module TNA» : le logiciel vérifie automatiquement la présence de chaque mot dans un dictionnaire multi-langue. Si plusieurs chaînes de caractères sont inintelligibles, alors l’alerte est donnée au professeur lors du résultat et un icône «Texte Non Analysable» apparaît.

Des améliorations possibles grâce à une communauté d’établissements impliqués

Ces améliorations sont rendues possibles grâce à une attention permanente des retours-utilisateurs. Lors des 10 ans Compilatio.net en juillet dernier, une vingtaine de chefs d’établissements, documentalistes et responsables de formation sont venus partager leurs expériences durant les 2 jours des «Rencontres Autour du Plagiat» (voir les vidéos des conférences et programme). Compilatio.net compte plus 350 abonnés à travers une vingtaine de pays: c’est ce qui fait la force d’un réseau et permet de lutter efficacement contre le plagiat organisé, tant au niveau des étudiants qu’au niveau enseignant. Aujourd’hui, 90% des utilisateurs Compilatio.net se servent du logiciel pour leurs notations finales**.

En 2015-2016, les fraudeurs n’ont qu’à bien se tenir !

 

 

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